Rattacher la rédaction au service marketing. Tel est le projet envisagé par la direction de L’Argus de l’automobile. Menée par la P-dg, Alexandrine Breton, pourtant ancienne directrice des rédactions, cette initiative vise, depuis le passage sur le web, à accroître la rentabilité du titre.

Menace de clause de conscience

Elle n’est pas du tout du goût des journalistes. A la pointe du combat, la section du SNJ vient d’envoyer une missive à Alexandrine Breton. Celle-ci est sommée de retirer au plus vite son projet, contraire à la déontologie des journalistes et mettant en péril l’indépendance de la rédaction. Le SNJ brandit notamment la menace de la clause de conscience.
« L’enseigne « Entreprise de communication” est à proscrire pour L’argus. Le journal a toujours réussi depuis sa création en 1927 à rester indépendant vis à vis des annonceurs, des marques automobiles, des équipementiers…», écrit Arnaud Fonséque, le délégué syndical SNJ de L’Argus de l’automobile, dans sa lettre envoyée à la direction. La balle est désormais dans son camp.

J-F. R.