Depuis le 6 avril, la rédaction de VSD est en grève. Elle refuse un projet de réorganisation qu’elle considère comme nuisible à la qualité éditoriale du titre, et qui se ferait au prix de la suppression de 13 postes sur 40.
Une expertise demandée par le CE et une proposition éditoriale alternative présentée par l’équipe du magazine ont abouti à une demande du CE soutenue et argumentée par l’expert : la mise en œuvre d’un plan d’économies qui limiterait l’effusion de salariés du projet patronal, en adoptant les changements éditoriaux préconisés par l’équipe rédactionnelle (voir le blog du 31 mars 2010).

Appel à une entreprise extérieure
Après un temps de réflexion, la direction de Prisma a décidé de maintenir son projet initial. Puis, devant la durée de la grève déclenchée par cette annonce, elle a tenté de contourner les effets de ce mouvement en faisant appel à une entreprise extérieure de journaux « clés en main » pour réaliser une partie du numéro en cours.

Atteinte au droit de grève
Cette atteinte au droit de grève, ce manque de respect pour le titre et ceux qui le font, en l’absence de l’obligatoire information-consultation du comité d’entreprise à laquelle l’employeur est tenu avant toute sous-traitance, ont conduit le comité d’entreprise de Prisma et les trois syndicats SNJ, SNJ-CGT et SGJ FO à demander en référé la suspension des opérations de sous-traitance en cours.
Réponse lundi, quelques heures avant le bouclage envisagé par la direction pour ce numéro du journal.