Six journées de mobilisation massive depuis début septembre. Le soutien de la population au mouvement initié par l’intersyndicale ne se dément pas : toutes les enquêtes d’opinions montrent que plus des 2/3 des français trouvent le projet de loi sur les retraites profondément injuste. Face à une légitime contestation le président de la république et son gouvernement s’entêtent, refusent tout dialogue avec les organisations syndicales et choisissent le passage en force, à l’image des débats tronqués tant à l’Assemblée qu’au Sénat.

Alors que la démocratie est piétinée, le mouvement de résistance contre un exécutif aveugle et brutal prend des formes inédites, symboles d’une détermination intacte. Ces actions multiformes sont organisées partout de façon unitaire. Elles se combinent avec celles d’une jeunesse qui refuse un destin précaire.
Malgré l’ampleur inédite de ces mobilisations, tant en durée qu’en quantité, le gouvernement méprise toutes les demandes d’ouverture de négociations.
Pourtant les réponses de Sarkozy et du patronat ne peuvent se limiter aux atteintes au droit de grève, aux réquisitions abusives et aux interventions policières, en particulier contre les journalistes pendant les rassemblements. Tout cela ne fait qu’attiser la colère.

Cette attitude de l’oligarchie qui nous gouverne doit être dénoncée et combattue jusqu’au retrait d’un projet de réforme des retraites fondamentalement injuste, celle-ci touchera de plein fouet les journalistes, notamment ceux embauchés sous CDD dits d’usage ou rémunérés à la pige et ceux dont la carrière a été abrégée par l’un des multiples plans sociaux qui frappent les médias.

L’intersyndicale SNJ/SNJ-CGT/USJ-CFDT et SJ-CFTC appelle les journalistes et les autres salariés des médias à faire grève et à participer massivement aux manifestations du jeudi 28 octobre et du samedi 6 novembre. Elle les appelle également à généraliser la tenue d’assemblées générales afin de débattre ensemble du rythme, des formes et des modalités de la reconduction de l’action.

Cette réforme injuste doit être repoussée.

RDV Presse à 13h30 au début du boulevard Saint Martin, à hauteur du n°2  (M° République).