L’ensemble des salariés du groupe AEF (agence de presse éducation emploi formation) va bénéficier à partir du 1er janvier 2011 d’une mutuelle d’entreprise souscrite chez Audiens. Une petite révolution puisque, pendant des années, cet avantage était réservé aux non-journalistes (administratifs, commerciaux, communication)… Tandis que, côté journalistes, seuls les responsables de la rédaction y avaient droit !

Le SNJ et le SNE-CFDT, implantés depuis fin 2009, se sont immédiatement élevés contre cette inégalité de traitement entre les salariés de l’UES. Mais la direction de l’entreprise, très hostile à l’idée de débourser un centime de plus, affirmait que les salariés n’étaient pas demandeurs d’une mutuelle. Ceux-ci lui ont opposé un massif démenti en se déclarant à 90% favorables à une extension de la mutuelle d’entreprise, lors d’une consultation organisée au printemps par l’intersyndicale.

Six mois de négociation
Il aura fallu plus de six mois de négociation pour arriver à un accord acceptable par tous. Les délégués syndicaux ont signé le 13 décembre 2010, après avis favorable du CE, un accord mettant en place une mutuelle prise en charge à 60% par l’entreprise et à 40% par le salarié.
Celui-ci paiera 26 euros pour une cotisation individuelle ou 40 euros pour une cotisation familiale, ce qui lui donnera droit à un niveau de garanties très intéressant.

Le SNJ et le SNE-CFDT se félicitent d’avoir été entendus par la direction et saluent l’effort financier consenti par l’entreprise.

À noter qu’un accord parallèle a été signé concernant les journalistes pigistes – très minoritaires chez AEF puisque la direction a lancé depuis 2007 un plan de titularisation des correspondants en régions.
Le mécanisme mis en place est original : l’entreprise prendra en charge, dès la première pige, donc sans aucune condition de régularité, une partie de la cotisation versée par le journaliste à titre individuel pour sa complémentaire santé – le montant étant modulé en fonction du montant de la pige. Cette disposition permet de ne pas créer un effet de seuil qui aurait exclu de fait 95% des journalistes pigistes, les collaborations étant actuellement très sporadiques.