Le ministre du travail a finalement rendu sa réponse, par lettre datée du 14 mai, concernant le recours hiérarchique qu’avait formulé la direction du magazine professionnel Décision Santé édité par GPSANTE, propriété de Gérard Kouchner, pour demander le licenciement de notre confrère, membre du SNJ. Et refuse d’autoriser ce licenciement, au vu de l’enquête de l’inspection du travail, accablante pour GPSANTE.
Rappelons que la direction de Décision Santé, en la personne de Pascal Maurel, avait décidé de mettre à pied notre confrère le 12 octobre dernier et de le licencier, en l’accusant de harcèlement vis-à-vis de deux commerciales, Laurence Da Costa et Nadia Guendouzi.

Ce dernier s’est toujours défendu d’avoir commis le moindre acte de harcèlement, arguant, en revanche, d’avoir systématiquement refusé de rédiger des publireportages, et d’avoir dénoncé les méthodes de management peu orthodoxes de Pascal Maurel. Le SNJ s’est massivement mobilisé, à l’époque, pour la défense de notre confrère.

Délégué du personnel et par conséquent salarié protégé, notre confrère avait été convoqué par l’inspection du travail fin octobre pour une enquête contradictoire, avant que l’inspection du travail autorise ou refuse son licenciement. Le site d’information @rret sur image s’était fait l’écho de cette affaire. Après avoir terminé son enquête, l’inspection du travail de Nanterre avait finalement refusé le licenciement de notre confrère, et demandé sa réintégration dans son poste en décembre.

La direction de Décision Santé décidait alors de faire appel de cette décision auprès du ministre du travail. Qui vient de rendre ses conclusions, accablantes pour l’Etat-major de GPSANTE, et de Décision Santé, à savoir Gérard Kouchner et Pascal Maurel.

En effet, Décision Santé, par l’entremise de Pascal Maurel, accusait notre confrère d’avoir insulté l’une des commerciales. Après enquête de l’inspection du travail, il s’avère que la salariée en question ne travaillait pas le jour où ces insultes auraient été prononcées !

De même, Décision Santé accusait notre confrère de harcèlement : l’inspection du travail note que la plupart des griefs “ trouvent leur source dans le refus du salarié de répondre aux commandes commerciales visant à la rédaction de publireportages”.
Il en va de même concernant un autre salarié, directeur commercial, qui disait avoir quitté la société du fait du harcèlement que lui faisait vivre notre confrère. Là encore, l’enquête de l’inspection du travail apporte un démenti cinglant aux accusations de la direction de Décision Santé. Le commercial en question aurait démissionné en “raison d’une opportunité intéressante dans une autre entreprise”. Le reste est à l’avenant.

En conséquence, le ministre du travail, par délégation auprès du directeur adjoint du travail Yves Calvez, refuse l’autorisation de licenciement, à l’encontre de notre confrère, lequel a quitté Décision Santé depuis la mi-mai.

Cette décision est une grande victoire pour le SNJ, première organisation de la profession, pour qui le combat de notre confrère est emblématique de la défense de la déontologie journalistique.