Part-Roularta Lors d’un CE extraordinaire convoqué mardi 19 février, Rick de Nolf, actionnaire de GER (Groupe Express Roularta) a annoncé la suppression de 87 postes (75 CDI « en pied », 8 CDD non remplacés et 4 pigistes « forfaitisés »), soit une saignée supérieure à 10 % des effectifs, qui intervient après un premier PSE en 2009, et des plans de licenciements successifs les années suivantes, le dernier en date étant celui du magazine L’Expansion, l’an dernier.

Licenciements contraints

Si la direction a indiqué que la priorité serait donnée aux « départs volontaires », la question des licenciements contraints va se poser si les candidats se font rares. L’argument d’une nécessaire économie a été avancée. Celui de l’évolution vers le Web aussi, puisque « convergence » et « mutualisation » sont les maîtres mots d’une stratégie visant à promouvoir L’Express,  « vaisseau-amiral » du groupe et autour duquel devra s’organiser une restructuration de grande ampleur, visant tous les services.

Dans le même temps, des publications pourraient être fermées (L’Entreprise version print, pourseformer.fr, version Web), tandis que d’autres comme Maison Française et Maison Magazine pourraient fusionner, au profit de la création d’un nouveau titre unique. Enfin, le magazine Studio serait adossé à L’Express sur le modèle de la mutualisation de L’Expansion avec L’Express.

Les représentants syndicaux du SNJ y sont évidemment opposés. Prochaine étape : première réunion d’information-consultation du CE dès mardi 26 février. Le SNJ, SUD et l’intersyndicale CGT-CFDT ont appelé les salariés à un débrayage le même jour avec un rassemblement à 14 heures devant le siège de l’entreprise.