indexA Prisma, la mise en place de Newsroom (mutualisation multi-supports de Télé Loisirs, TV grandes Chaînes et Télé 2 Semaines) que le SNJ n’a pas soutenu, est un véritable fiasco pour les salariés : surcroît de travail, dépossession des tâches, heures supplémentaires, stress entrainant de nombreux arrêts maladie et des départs volontaires.

Malgré les plaintes des élus et de certains salariés, la direction semble se satisfaire de la situation et en réponse réclame une productivité encore plus accrue. Un accord sur les droits d’auteur a été signé par le SNJ et le SNJ-CGT : 700 euros pour couvrir la rétroactivité (2012 à 2014) et un forfait annuel de 600 euros. Le SNJ a défendu les journalistes rémunérés à la pige pour qu’ils aient un traitement égal et a obtenu gain de cause.

Risques psychoscociaux

Cette année, Prisma lance trois titres féminins : Flow et As You Like au printemps, mais le plus gros lancement de Prisma depuis dix ans a eu lieu le 26 octobre 2015 avec Serengo, un mensuel pour femmes seniors CSP+ diffusé à 100 000 exemplaires pour un prix de 4,50 euros et un coût marketing de 1,5 à 2 millions d’euros.

La direction refuse de négocier un nouvel accord sur les risques psychosociaux, le terme ne lui convient pas, elle préfère un « accord sur la qualité de vie au travail ». Avec ce revirement sémantique, elle opère un véritable déni de la souffrance au travail des salariés de Prisma.

Coquille vide

Le protocole d’étape signé il y a trois ans la satisfait parfaitement même si ce document est une coquille vide. Pendant ce temps-là, Rolf Heinz, le gérant de Prisma Média, reçoit des auditeurs venus du siège en Allemagne pour analyser la situation financière de Prisma. Même si cette dernière affiche une stratégie numérique probante, Bertelsmann, la maison mère, s’interroge sur le maintien de ses activités dans la presse.

La section SNJ de Prisma