Plusieurs événements positifs ont marqué l’année syndicale du Pôle pigistes SNJ depuis l’AG SNJ Ile de France en mars 2015.

imgres3– le lancement du compte pigistes Facebook SNJ ouverts à tous que des militantes alimentent régulièrement en informations et « fiches pratiques » pour aider les consœurs et confrères à la pige à mieux  connaître leurs droits pour mieux les faire respecter.

– le lancement début mars d’une campagne contre l’auto-entreprenariat que des entreprises de presse ou d’audiovisuel tentent d’imposer à des journalistes notamment à ceux rémunérés à la pige (courrier aux ministères du Travail et de la Culture, à la Sécurité sociale, à la Commission paritaire des publications de presse).

Les militantes du Pôle pigistes ont par ailleurs continué à répondre à d’innombrables questions individuelles envoyées directement ou transmises par le SNJ siège. Elles rappellent que de nombreuses réponses se trouvent sur le site www.snj.fr

Par ailleurs, le SNJ a été très actif sur le front des négociations paritaires de branche :

– signature par le SNJ – qui le réclamait depuis toujours-  d’un barème minimal de piges dans la presse magazine. Ce barème s’établit à 53,46 euros  le feuillet de 1500 signes avant congés payés, 13eme mois et le cas échéant ancienneté, ces trois éléments de salaire devant s’ajouter au tarif de base annoncé. Ce barème est applicable pour les collaborations papier de tous les titres  ou groupes de presse adhérents au Syndicat des éditeurs de la presse magazine.

Le SNJ a demandé au ministère du Travail l’extension de cet accord afin que tout journaliste pigiste travaillant pour un magazine puisse réclamer l’application de ce barème minimal. Le barème de pige de 42 ou 45 euros le feuillet selon le tirage conclu en 2015 avec la Fédération nationale de la presse spécialisée a été a été étendu en 2016 par le ministère du Travail. Les frontières entre les deux formes de presse n’étant pas très précises, certains titres risquent de s’orienter vers le « moins disant ».

– signature en 2015 par le SNJ, moteur dans la négociation avec les fédérations patronales de presse, d’un accord pour la mise en place d’une complémentaire santé pour tous les journalistes pigistes avec participation financière des employeurs sur chaque pige pour alimenter un Fonds destiné à réduire la cotisation salariale. Ce régime « socle » de complémentaire santé est géré par Audiens auprès de qui les journalistes pigistes peuvent s’informer (01 73 17 35 80).

L’accord a également permis d’améliorer la prévoyance (incapacité longue, invalidité, décès, également géré par Audiens (01 73 17 39 21). Le texte rappelle en outre les articles 36 et 42 de la Convention collective des journalistes prévoyant le maintien du salaire en cas de maladie, accident du travail et maternité.

– signature par le SNJ en 2015 de l’accord formation pour l’audiovisuel avec des dispositions spécifiques permettant l’accès réel des journalistes pigistes aux financements et dispositifs de formation

– signature en 2016 d’un accord spécifique sur la formation des journalistes pigistes de la presse leur permettant de bénéficier des financements de la professionnalisation en plus de ceux consacrés au CPF et au CIF (analyse et informations en attente de la signature d’autres syndicats de journalistes et fédérations patronales).

Des sections SNJ d’entreprise ont su se montrer vigilantes pour la défense des journalistes pigistes lors des élections (droits à être électeurs et éligibles), les NAO (augmentations générales), les restructurations (droit au reclassement et aux mesures d’accompagnement)…

 

Mais dans d’autres entreprises des délégués n’osent pas s’opposer ou ne parviennent pas à contrer les pratiques discriminatoires des employeurs qui écartent les journalistes pigistes des accords d’entreprise ou contestent leurs droits légaux et conventionnels.

La permanente Action syndicale (action-syndicale@snj.fr ) et le pôle pigistes SNJ sont à leur disposition pour les aider.