Depuis quelques mois, les représentants du personnel ne cessent d’interpeller la direction à propos de la multiplication des formats publicitaires «innovants» sur les différents supports de L’Équipe. Très prisé des annonceurs, le mélange des genres désoriente les lecteurs et menace de décrédibiliser l’information qui leur est fournie.

Cette dérive s’est accentuée brutalement‎ avec la publication‎ fin juillet, au milieu du fil d’informations de lequipe.fr, de «contenus sponsorisés» appelant à «Garde[r]‎ le contact avec Marine Le Pen» . Cette promotion de la présidente du Front national n’est pas passée inaperçue, tant chez les internautes que chez les salariés de L’Équipe. ‎

La première réponse donnée aux élus met en cause des publicités Facebook, donc aléatoires et contrôlables seulement a posteriori.

Au-delà d’une réponse sur le pourquoi du comment, il est grand temps de s’interroger sur la pertinence et la publicrentabilité de telles opérations à long terme. Combien rapportent-elles réellement ? Dans quelles poches du groupe ces revenus publicitaires retombent-ils vraiment ? Autant de questions que vos élus ne manqueront pas de poser à la direction lors du prochain comité d’entreprise.

L’intersyndicale SNJ, SNJ-CGT, SGLCE-CGT, UFICT-CGT