indexSigné à la fin du mois de juin, l’accord d’intéressement des Editions Dalloz a constitué une nouvelle occasion pour la section SNJ d’obtenir des avancées pour les pigistes.

L’implantation du SNJ chez Dalloz, il y a un peu plus de cinq ans a en effet contraint la direction de la célèbre maison d’édition juridique à prendre en compte les droits des journalistes. Jusqu’alors, arguant que son activité principale était l’édition de livres (et particulièrement de codes), Dalloz refusait d’appliquer notre convention collective.

Sous la pression de la section, la direction de Dalloz a accepté l’application de la convention collective en juillet 2011. La reconnaissance des pigistes, qui étaient alors payés en droits d’auteurs, fut un second combat, gagné en 2012. Depuis lors, chaque accord d’entreprise comporte une clause spécifique aux pigistes.

Ainsi, l’accord d’intéressement prévoit, pour la répartition de celui-ci, que, pour les pigistes, toute fiche de paie un mois donné est considéré comme un mois à plein temps, ce qui est évidemment particulièrement avantageux pour les intéressés.

De même, lors de la signature de l’accord annuel sur les augmentations de salaires, au début de l’année 2016, accord qui ne concernait que les plus bas salaires (inférieurs ou égaux à 2500 €), la direction a accepté que l’augmentation de 1 % s’applique aux tarifs de piges.

N’allez pas croire pour autant que Dalloz est le paradis des journalistes. En réalité, c’est un combat quotidien pour faire reconnaître notre profession. En particulier, la question des droits d’auteurs sir internet n’est toujours pas réglée.

Après des années de négociation infructueuse, la déléguée syndicale a dû saisir la CDAJ. Celle-ci s’est prononcée en février dernier, mais seulement sur le cercle 2. La direction a fini par exécuter cette décision en juillet, mais seulement pour les rédacteurs.

En effet, alors que les SR avaient été inclus dans la négociation depuis le début, la direction prétend maintenant qu’ils ne sont pas concernés par la décision de la CDAJ… Une nouvelle saisine est donc envisagée, d’autant que la négociation sur le cercle 3 n’avance pas.

En dépit de ces difficultés, les journalistes de Dalloz ont bien compris qui les défendait. Aux élections du comité d’entreprise de 2015, où pour la première fois un collège journalistes avait été mis en place, la CGT a tenté de venir y concurrencer le SNJ. Le résultat fut sans appel, avec près de 90 % des voix pour le SNJ.