info6tmLa section SNJ à Info6tm (ex-BU Presse de Wolters Kluwer France cédée le 1er juillet 2016 à François Grandidier, patron d’ATC) a, à plusieurs reprises alerté sur le chaos créé par ce transfert (lire Quand la direction d’Info6tm sème le chaos pour faire du low cost) qui concerne 292 salariés, y compris 120 journalistes pigistes réguliers. Plus de cinquante départs de journalistes au titre de la clause de cession, la multiplication des démissions et des arrêts-maladie sont à déplorer.

En l’absence de direction effective et d’organisation du travail par l’employeur, les salariés sont dans le flou total quant à leur avenir. François Grandidier ne s’intéresse qu’au montage financier de son entreprise. Il vient de créer cinq filiales sous forme de sociétés en nom collectif dans lesquelles il a de nouveau transféré une bonne partie des salariés et cédé, provisoirement, une partie des activités -les titres de la presse transports de marchandises et logistique – à la SAS Supply Chain Magazine, dans laquelle il détient une participation minoritaire. Le patron d’Info6tm entend, après les avoir vidés de leur substance relancer ses titres selon un modèle low cost, avec trois fois moins de salariés et des exigences de bénéfices irréalistes. Le tout à bon compte, sans mise en œuvre d’un plan social. Pour parvenir à ces fins, tout est mis en œuvre pour dégoûter les salariés. Le déménagement des locaux de l’entreprise, effectif le 29 novembre, dans la tour Montparnasse a même été reporté plusieurs fois. La tâche est d’autant plus aisée que les instances représentatives du personnel n’ont pas encore été élues, mais les salariés résistent et ont notamment lancé une pétition sur www.change.org ! Leur mobilisation commence à être entendue de la direction. Mais les engagements ne valent que s’ils se transforment en actes. Le remplacement des salariés partis est une priorité, de même que la mise en place d’une organisation à même de permettre à l’entreprise et à ses filiales de fonctionner.