canal plusQuelle bonne nouvelle pour les salariés de Canal+ en ce mois de mars ! Celle de constater l’attribution de la traditionnelle épargne salariale. Il faut dire que la direction Bolloré a demandé, depuis plusieurs mois, des sacrifices dans tous les services (chez les journalistes comme chez les techniciens), le cas i-Télé (devenu Cnews) étant le plus médiatisé, avec une rédaction toujours exsangue…

Avec cette participation, les salariés pouvaient croire en une juste récompense de tous les efforts consentis. Un espoir de courte durée. Un simple regard sur le montant perçu, et le constat est glacial : le montant s’est trouvé divisé par six ! Une décision unilatérale de l’employeur qui va à l’encontre de l’accord signé entre les syndicats et la direction en juin 2016.

La direction justifie cette nouvelle humiliation par la baisse, notamment, de 490 000 abonnés entre 2015 et 2016 et la chute des recettes publicitaires. Sauf qu’il y a, là, changement de règles : habituellement l’épargne salariale se fixe sur les bénéfices du groupe en France et à l’international. Les dirigeants de Canal+ ont décidé, cette fois-ci, de ne tenir compte que des chiffres nationaux… La pilule ne passe évidemment pas, d’autant que les salariés ont appris que les cinq membres du directoire de la maison-mère de Canal+ et Universal, ont vu, eux, leur rémunération progresser de 33 à 41% en 2016 (article les Echos du 27 mars 2017)

Face à ce nouvel affront, les syndicats ont décidé de saisir la justice pour que « tous les salariés soient rétablis dans leurs droits ».