b7cd016f76623a35-e48e7Solidaires et la petite Boite à outils (BAO) ont organisé le 29 mai 2017, le premier Solidaires Social Club qui avait pour thème « Les tribulations du code du travail en Macronie ». Ils ont présenté un extrait du webdoc réalisé avec Médiapart réunissant plusieurs inspecteurs du travail (la totalité est en ligne sur la BAO). Ces derniers n’ont pas manqué de souligner que ce code avait été cyniquement alourdi par ceux-là même qui veulent sa peau. Ils rappellent qu’il reste bien un outil de protection et qu’il organise un ordre public prenant en compte le fait que les salariés sont en situation de subordination vis-à-vis de leur employeur…

Depuis les lois Fillon de 2004, les négociations d’entreprises ont commencé à devenir synonymes de baisse des droits et des acquis. De fil en aiguille, jusqu’à la loi Travail de 2016, et la future loi de la nouvelle équipe gouvernementale, le Code est détricoté au point de mettre en péril la cohésion sociale puisque le but est de mettre en concurrence les établissements entre eux. En gros, le droit sera dit à l’échelle de chaque établissement, avec, cerise sur le gâteau, un droit à l’erreur promis par Macron.

« Un véritable retour au XIXe siècle »

En outre, tout est fait pour discréditer les syndicats puisqu’en même temps de prôner le dialogue social les pouvoirs publics privent les syndicats de moyens et compliquent les textes à dessein. Les débats ont été suivis par une présentation d’un code du travail alternatif par les rédacteurs du GR Pact (Ylias Ferkane, enseignant-chercheur à l’Université Paris Nanterre, Morgan Sweeney, enseignant-chercheur à l’Université Paris Dauphine et Emmanuel Dockès, enseignant-chercheur à l’Université Paris Nanterre) épluché (en partie) et critiqué durant la soirée, notamment la partie instance unique à laquelle ils se rallient aussi et une vision qui apparaît réductrice de la santé au travail.

La soirée s’est terminée par un extrait d’un document à ne pas rater sur l’amiante qui, comme le sida, n’est pas une affaire terminée : aujourd’hui encore, des salariés, notamment ceux versés dans la Tour Montparnasse, sont confrontés à l’inquiétude d’être exposés à l’amiante, en particulier en cas de travaux. A découvrir aussi sur la BAO.