IMG_7444Les journalistes de la rédaction des Actualités sociales hebdomadaires (ASH, Groupe6tm) se sont à nouveau mis en grève le 11 juin 2018, moins de 6 mois après un premier mouvement. En janvier, après 19 jours d’arrêt, les grévistes avaient obtenu le retour à un effectif de 12 journalistes rédacteurs équivalent temps plein, alors qu’au cours des mois précédents, les mauvais signaux envoyés par le propriétaire des ASH, M. Grandidier, avaient conduit de nombreux journalistes à partir sans qu’ils ne soient remplacés. Le protocole de fin de conflit actait aussi le maintien des postes qui, à ce moment-là, étaient encore occupés. »

Mais, « alors que les heures supplémentaires se multiplient, conteste le communiqué des organisations syndicales, dont le SNJ, les journalistes actuellement en CDD ont appris que leur contrat ne serait pas prolongé au sein des ASH. En contrepartie, ils se sont vu proposer des CDI sous payés au sein de l’agence Pixel (également groupe6tm). Ce choix confirme la stratégie de M. Grandidier de dépouiller de leurs rédaction les sociétés éditrices de magazines qu’il a acquises auprès du groupe WK en juillet 2016, pour en confier les contenus à son agence Pixel, socialement moins-disante ». « Cette période se traduit, enfin, par l’installation d’une nouvelle ligne éditoriale dont la rédaction craint qu’elle accélère la baisse du lectorat traditionnel des ASH, sans être capable d’en gagner un nouveau ».

Pigistes en grève

Par ailleurs, un Collectif des journalistes pigistes s’est joint au mouvement et communique : « Nous, journalistes pigistes des ASH, rédacteurs et photographes, affirmons notre participation pleine et entière au mouvement de grève initié le 11 juin par les salariés en poste de la rédaction des Actualités Sociales Hebdomadaires(…) Nous condamnons toute publication d’articles et photographies dont les auteurs auraient indiqué leur participation au mouvement de grève. »