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Les salariés de Prisma Presse en grève pour la défense des salaires
Jeudi 3 mars, les salariés de Prisma Presse, réunis en assemblée générale à l’initiative de l’intersyndicale SNJ-CGT-FO, ont voté pour la grève.
Alors que se tenait le même jour une ultime réunion dans le cadre des négociations annuelles de salaire (NAO), les employés de Prisma Presse ont voulu ainsi se faire entendre de la direction. 300 salariés ont participé à cette mobilisation.
Jusqu’à présent, alors que les représentants syndicaux demandent une augmentation de 150 euros pour tous, la direction du groupe ne propose qu’une augmentation de 40 euros (pour les plus bas salaires) à 70 euros (pour les mieux lotis). Aggravant ainsi au passage les inégalités salariales !
Par ailleurs, la direction reste sourde à d’ autres revendications : le versement d’une prime de déménagement suite au regroupement récent de l’ensemble des rédactions sur le site de Genevilliers, un plan de rattrapage pour les salaires les moins élevés, une augmentation des piges de 10 %…
La veille, le groupe a annoncé que son bénéfice net était passé de 18 millions d’euros en 2009 à 26 millions d’euros en 2010.
Une nouvelle assemblée générale devait se dérouler vendredi 4 mars à 10 h 00.
Groupe 01 : avec le SNJ, l’intersyndicale remporte les élections
Après deux plans sociaux en moins de deux ans, le Groupe Tests, renommé Groupe 01, vient d’élire de nouveaux représentants du personnel. L’occasion pour un nouveau CE, de nouveaux DP et de nouveaux DS de reprendre en main une démocratie sociale locale en friche.
Un collège journaliste malmené mais maintenu
Comme souvent, hélas, la négociation de l’accord de protocole préélectoral a été l’occasion pour la direction de revenir sur le maintien du collège journaliste. Après des négociations serrées, et un jeu de pression concerté et bien orchestré par les DS et le CHSCT – pressée par le temps la direction avait besoin de l’accord du CHSCT pour pouvoir déménager – le collège journaliste a finalement été maintenu. Un poste supplémentaire au CE a également été accordé pour ce collège.
Première électronique
Pour la première fois dans l’histoire du groupe, le vote électronique a été retenu. Outre la question du coût, plus réduit, il offrait de nombreux avantages. Le plus important étant qu’il permettait d’étaler le vote sur plusieurs jours. Il a été ainsi possible de suivre régulièrement la participation et de battre le rappel, de service en service, pour que chacun vote. Bilan des courses, malgré quelques petits ratés du côté du prestataire, un taux de participation supérieur à 65 % pour les journalistes et à 80 % pour les cadres.
Le choix de l’intersyndicale
Pour ces élections, le SNJ s’était associé à deux autres syndicats, la CFTC et la CFDT. Comme souvent sur le terrain, il s’agissait plus d’un choix logique entre personnes qui s’entendent bien, ont la même vision des intérêts des salariés et ont affronté un plan social en se serrant les coudes. La liste intersyndicale CFDT-CFTC-SNJ – seule liste à présenter des candidats dans les trois collèges et les deux institutions représentatives – a remporté près de 85 % des voix.
Campagne au long terme
Notre campagne n’a été finalement que la prolongation de notre travail quotidien. Nous passons régulièrement dans les services, discutons avec les uns et les autres et essayons d’être au plus près des préoccupations de chacun. Nos objectifs annoncés étaient donc de garantir le maintien des acquis, la protection des métiers (dans un groupe où la mutualisation est en marche) et d’assurer le respect des engagements de la direction.
Deux gros chantiers
Au-delà de ces points généraux, nous annoncions aussi nos positions concernant deux accords essentiels en cours de négociation : la NAO et les droits d’auteur.
Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, nous déclarions vouloir mettre à plat les différences de traitement homme/femme et entre les différents services du groupe. Pour les droits d’auteur, la tâche est plus complexe puisque nous sommes face à une organisation mutualisée où certains journalistes écrivent pour plusieurs titres ou medias.
Nouveau départ
Quoi qu’il en soit, si la route est encore longue pour rétablir un dialogue social constructif entre la direction et les IRP, ces élections professionnelles ont eu le mérite de montrer que les salariés étaient mobilisés. Elles ont également désigné des élus (nombreux) dont la représentativité est indiscutable. 2010 sera donc, espérons-le, l’année de la reconstruction sociale au Groupe 01.
P.F.