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Les salariés de Prisma TV refusent le projet de transfert chez Plurimédia (Lagardère)
Les salariés de Prisma TV, service de Prisma Presse qui gère les grilles de télé pour les trois magazines télé du groupe, viennent de voter la grève. Sur les 43 journalistes, 3 ont voté contre et 2 se sont abstenus. Les grévistes refusent le projet de transfert chez Plurimédia (filiale de Lagardère Multimédia et spécialisée dans les grilles télé).
L’intersyndicale SNJ-FO-CGT met tout en œuvre pour faire reculer la direction : une expertise financière est en cours, avec élaboration d’un contre-projet ; le CHSCT doit aussi lancer son expertise.
Les salariés de PTV ne comprennent pas pourquoi Prisma refuse d’investir dans du matériel informatique pour pérenniser les emplois ; ils n’entendent pas faire les frais de cette externalisation. Ils savent que Plurimédia s’emploiera à les licencier sitôt le transfert effectué. Ils demandent le retrait immédiat et définitif du projet de transfert.
Les salariés de Prisma Presse en grève pour la défense des salaires
Jeudi 3 mars, les salariés de Prisma Presse, réunis en assemblée générale à l’initiative de l’intersyndicale SNJ-CGT-FO, ont voté pour la grève.
Alors que se tenait le même jour une ultime réunion dans le cadre des négociations annuelles de salaire (NAO), les employés de Prisma Presse ont voulu ainsi se faire entendre de la direction. 300 salariés ont participé à cette mobilisation.
Jusqu’à présent, alors que les représentants syndicaux demandent une augmentation de 150 euros pour tous, la direction du groupe ne propose qu’une augmentation de 40 euros (pour les plus bas salaires) à 70 euros (pour les mieux lotis). Aggravant ainsi au passage les inégalités salariales !
Par ailleurs, la direction reste sourde à d’ autres revendications : le versement d’une prime de déménagement suite au regroupement récent de l’ensemble des rédactions sur le site de Genevilliers, un plan de rattrapage pour les salaires les moins élevés, une augmentation des piges de 10 %…
La veille, le groupe a annoncé que son bénéfice net était passé de 18 millions d’euros en 2009 à 26 millions d’euros en 2010.
Une nouvelle assemblée générale devait se dérouler vendredi 4 mars à 10 h 00.
VSD : nomination d’un médiateur après vingt jours de grève
Afin de contourner la grève, décidée le 6 avril, Prisma Presse a fait appel à une société extérieure – RelaxNews, déjà connue dans la presse grand public (AFP, L’Express, Elle, etc.) pour sortir VSD coûte que coûte. Le jeudi 22 avril, le comité d’entreprise et les organisations syndicales ont assigné Prisma Presse en référé.
La requête déposée par l’avocat du comité d’entreprise, Me Roger Koskas, précise : « L’urgence est caractérisée par la mise en œuvre d’une décision du chef d’entreprise prise en violation des prérogatives du comité d’entreprise, et qui risque de porter une atteinte irrémédiable au droit de grève si aucune décision judiciaire n’est rendue avant le lundi 26 avril 2010 au soir. A cette date, le numéro 1705 de VSD sera envoyé à l’impression pour la sortie en kiosque… »
Le 26 avril, au TGI de Paris, malgré la demande de Me Koskas, qui a rappelé l’importance de l’échéance du lundi, la juge des référés a fixé au vendredi 30 avril, à 14 heures, la date du délibéré. Par ailleurs, elle a suggéré aux deux parties un médiateur. Ce que l’avocat du CE a accepté après une consultation rapide des délégués et salariés nombreux dans l’assistance. La direction de Prisma a donné sa réponse, positive, dans l’après-midi.
Les salariés de VSD, réunis en assemblée générale, ont voté à l’unanimité, le 26 avril, la suspension de la grève. Et attendent avec impatience la nomination du médiateur et le contenu de son ordre de mission.
Prisma Presse veut faire un VSD sans ses journalistes
Depuis le 6 avril, la rédaction de VSD est en grève. Elle refuse un projet de réorganisation qu’elle considère comme nuisible à la qualité éditoriale du titre, et qui se ferait au prix de la suppression de 13 postes sur 40.
Une expertise demandée par le CE et une proposition éditoriale alternative présentée par l’équipe du magazine ont abouti à une demande du CE soutenue et argumentée par l’expert : la mise en œuvre d’un plan d’économies qui limiterait l’effusion de salariés du projet patronal, en adoptant les changements éditoriaux préconisés par l’équipe rédactionnelle (voir le blog du 31 mars 2010).
Appel à une entreprise extérieure
Après un temps de réflexion, la direction de Prisma a décidé de maintenir son projet initial. Puis, devant la durée de la grève déclenchée par cette annonce, elle a tenté de contourner les effets de ce mouvement en faisant appel à une entreprise extérieure de journaux « clés en main » pour réaliser une partie du numéro en cours.
Atteinte au droit de grève
Cette atteinte au droit de grève, ce manque de respect pour le titre et ceux qui le font, en l’absence de l’obligatoire information-consultation du comité d’entreprise à laquelle l’employeur est tenu avant toute sous-traitance, ont conduit le comité d’entreprise de Prisma et les trois syndicats SNJ, SNJ-CGT et SGJ FO à demander en référé la suspension des opérations de sous-traitance en cours.
Réponse lundi, quelques heures avant le bouclage envisagé par la direction pour ce numéro du journal.
La rédaction de VSD lance une pétition en ligne contre un nouveau projet éditorial
La Société des Journalistes de VSD et l’intersyndicale CGT-SNJ-FO de Prisma Presse lancent une pétition en ligne pour protester contre un nouveau projet éditorial et des suppressions de postes dans la rédaction. Objectif : « défendre le métier et le pluralisme de la presse contre un nouveau projet éditorial low cost ». Des personnalités comme François Hollande, Anne Hidalgo, Olivier Besancenot, Christophe Hondelatte, Guy Carlier, Stéphane Bern, Frédéric Beigbeder ou encore François Siegel, fils du fondateur de VSD et éditeur de presse ont déjà signé la pétition.
« Aujourd’hui, VSD est en première ligne. Mais ce que nous subissons préfigure la politique générale de la direction, fondée uniquement sur les coûts au mépris de la qualité éditoriale. Une politique qui se caractérise par une mutualisation à marche forcée et une dégradation générale des conditions de travail », indique un communiqué de l’intersyndicale. La rédaction de VSD est en grève depuis le 6 avril dernier.
La direction de VSD suspend le plan social
A la demande du CE, la direction de VSD a accepté de suspendre la procédure de mise en œuvre de son plan social, en prenant au sérieux les propositions de la rédaction de VSD et de l’expert du CE de Prisma Presse.
Ces propositions visent à redéfinir, dans le respect de l’identité du titre et de ses lecteurs, une ligne éditoriale claire. Dans ce sens, de nouvelles rubriques ont été proposées ainsi qu’un réaménagement de l’ensemble des pages culture, y compris Télévision.
Un autre plan d’économies a été proposé par l’expert, en cohérence avec le plan éditorial, basé sur une restructuration des dépenses externes et le maintien de 44 postes au lieu des 36 dans le projet initial. Les parties se sont donné la semaine qui vient pour affiner les propositions.