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Journalistes et salariés des médias dans la rue le 28 octobre et le 6 novembre contre la réforme des retraites !
Six journées de mobilisation massive depuis début septembre. Le soutien de la population au mouvement initié par l’intersyndicale ne se dément pas : toutes les enquêtes d’opinions montrent que plus des 2/3 des français trouvent le projet de loi sur les retraites profondément injuste. Face à une légitime contestation le président de la république et son gouvernement s’entêtent, refusent tout dialogue avec les organisations syndicales et choisissent le passage en force, à l’image des débats tronqués tant à l’Assemblée qu’au Sénat.
Alors que la démocratie est piétinée, le mouvement de résistance contre un exécutif aveugle et brutal prend des formes inédites, symboles d’une détermination intacte. Ces actions multiformes sont organisées partout de façon unitaire. Elles se combinent avec celles d’une jeunesse qui refuse un destin précaire.
Malgré l’ampleur inédite de ces mobilisations, tant en durée qu’en quantité, le gouvernement méprise toutes les demandes d’ouverture de négociations.
Pourtant les réponses de Sarkozy et du patronat ne peuvent se limiter aux atteintes au droit de grève, aux réquisitions abusives et aux interventions policières, en particulier contre les journalistes pendant les rassemblements. Tout cela ne fait qu’attiser la colère.
Cette attitude de l’oligarchie qui nous gouverne doit être dénoncée et combattue jusqu’au retrait d’un projet de réforme des retraites fondamentalement injuste, celle-ci touchera de plein fouet les journalistes, notamment ceux embauchés sous CDD dits d’usage ou rémunérés à la pige et ceux dont la carrière a été abrégée par l’un des multiples plans sociaux qui frappent les médias.
L’intersyndicale SNJ/SNJ-CGT/USJ-CFDT et SJ-CFTC appelle les journalistes et les autres salariés des médias à faire grève et à participer massivement aux manifestations du jeudi 28 octobre et du samedi 6 novembre. Elle les appelle également à généraliser la tenue d’assemblées générales afin de débattre ensemble du rythme, des formes et des modalités de la reconduction de l’action.
Cette réforme injuste doit être repoussée.
RDV Presse à 13h30 au début du boulevard Saint Martin, à hauteur du n°2 (M° République).
Les journalistes à nouveau dans la rue le 12 octobre pour défendre les retraites
27 mai, 24 juin, 7 et 23 septembre, 2 octobre. Les journées de protestation se succèdent avec des manifestants de plus en plus nombreux et déterminés à rejeter le report de l’âge légal de la retraite de 60 à 62 ans (de 65 à 67 ans pour le taux plein). Le refus de la réforme défendue par le gouvernement est profondément ancré dans la population : une grande majorité de français (63%) souhaite un grand débat sur les retraites et rejette les mesures d’âges (70%).
Malgré la rue et l’opinion le gouvernement s’entête, préférant minorer les chiffres de participants aux manifestations, en misant sur un affaiblissement du mouvement.
Cette attitude méprisante, symbolisée par le vote à l’assemblée nationale et les pseudos concessions sur la pénibilité, une partie des mères de trois enfants et les parents d’enfants handicapés doit être combattue de toutes nos forces. L’histoire récente nous prouve que des lois votées peuvent être suspendues, abandonnées ou réécrites. Souvenons-nous du CPE ! Aucun gouvernement ne peut s’opposer à une volonté citoyenne qui s’exprime massivement.
Avec des millions de salariés et parce qu’ils sont particulièrement touchés par la réforme, des milliers de journalistes ont déjà manifesté pour dénoncer un recul inacceptable de société et réclamer le droit à une retraite à 60 ans.
Alors que le gouvernement souhaite clore le débat parlementaire au plus vite, il est indispensable d’accélérer les mobilisations unitaires. L’intersyndicale SNJ/SNJ-CGT/USJ-CFDT et SJ-CFTC appelle les journalistes et les autres salariés des medias à faire grève le mardi 12 octobre et à participer massivement aux manifestations.
Elle les appelle également à généraliser la tenue d’assemblées générales afin de débattre ensemble du rythme, des formes et des modalités de la reconduction de l’action.Repousser une réforme injuste et inefficace, c’est possible.
L’intersyndicale SNJ/SNJ-CGT/USJ-CFDT et SJ-CFTC donne rendez vous aux Franciliens le mardi 12 octobre à 13h30 devant le cinéma Gaumont au 3 rue d’Odessa pour manifester de Montparnasse à Bastille.
L’intersyndicale des journalistes se mobilise le 24 juin contre la réforme des retraites
L’intersyndicale SNJ, SNJ CGT et CFDT appelle les journalistes à se mobiliser le 24 juin contre le projet de réforme des retraites.
RENDEZ-VOUS A 14 HEURES DEVANT LE CIRQUE d’HIVER Boulevard du Temple (Métro Filles du Calvaire)
Retraites : une réforme sans débat, des solutions inefficaces et injustes
Les propositions du gouvernement sur les retraites (recul de la durée de l’âge légal à 62 ans, allongement de la durée de cotisation…) n’ont rien à voir avec une réforme, C’EST SIMPLEMENT UN VRAI RECUL SOCIAL
Rien de sérieux concernant les prélèvements sur l’économie de rente et de casino, pourtant indispensables pour réduire le chômage, qui est le principal responsable du déficit de cotisations-retraite. Rien de sérieux sur la taxation du capital. Au lieu de cela, la fuite en avant vers de fausses solutions qui ont déjà fait la preuve de leur inefficacité (réformes de 1993 et 2003), en laissant croire qu’il suffit de reculer indéfiniment l’âge de départ à la retraite. Et surtout, bien peu de vrai débat pluraliste, dans ce concert de fuites et de grossières opérations de communication sur les décisions en préparation. Détail révélateur, les patrons de presse, enclins à présenter dans leurs colonnes le recul de l’âge de départ comme la seule solution sont souvent les premiers, dans leurs entreprises, à pousser vers la porte les journalistes expérimentés pour réaliser des économies à très court terme.
LES JOURNALISTES VONT SUBIR DUREMENT CETTE ENIEME REFORME DES RETRAITES.
Parce que leurs salaires sont indignes
Les rémunérations des « stars de l’info » ne doivent pas faire illusion. Dans plusieurs grilles salariales de la profession, les salaires d’embauche des journalistes sont inférieurs au SMIC…. alors que les journalistes ont besoin d’être de plus en plus diplômés, pour couvrir l’actualité. Le salaire moyen net des journalistes mensualisés a baissé de 74 euros (en euros constants) depuis huit ans, celui des journalistes pigistes de près de 200 euros, selon la Commission de la carte de presse. La grande majorité des journalistes n’a pas vu son salaire augmenter depuis deux ans, voire plus. C’est autant de cotisations en moins et ce sont des retraites de plus en plus modestes.
Parce que leurs emplois sont de moins en moins durables
Les salariés en statut précaire représentent aujourd’hui près de la moitié des nouvelles cartes de presse attribuées. Payés au feuillet ou à la photo publiée, multipliant les CDD, les jeunes entrant dans la profession attendent de plus en plus longtemps avant d’obtenir un emploi durable. Ils ont les plus grandes difficultés à se voir reconnaître les droits inscrits dans la convention collective nationale des journalistes et sont donc particulièrement fragiles face aux pressions de toutes sortes. Quant aux seniors sortis dès 55 ans des rédactions, il ne leur reste souvent que les" petits boulots du journalisme " pour survivre jusqu’à la retraite. Sans emploi stable avant la trentaine, puis poussés vers le chômage dès 55 ans par des patrons de presse obsédés par la rentabilité financière à très court terme, les journalistes sont en plus menacés par les incertitudes qui pèsent sur la retraite complémentaire des cadres. Allonger la durée de cotisation va priver la grande majorité d’entre eux d’un droit à une retraite décente.
Parce que leurs conditions de travail sont de plus en plus contraignantes
A l’heure du numérique, les journalistes sont sommés de tout faire en même temps : écrire, filmer, photographier, prendre des sons, faire du montage pour le titre qui les emploie, mais aussi pour le web, le téléphone mobile. Faire travailler une seule personne, là où deux ou trois journalistes et techniciens œuvraient à la recherche et à la mise en forme de l’information, peut rapporter beaucoup à nos patrons, mais cela peut coûter très cher à la qualité de l’info. Outre que la pénibilité s’accentue entraînant stress et fatigue, avoir moins de temps pour la collecte, la vérification, être moins nombreux à le faire cela conduit à une information moins fiable; moins pertinente, plus uniforme.
LE 24 JUIN, EXIGEONS LE DROIT A LA RETRAITE A 60 ANS,
EXIGEONS DES MOYENS POUR DONNER AUX CITOYENS UNE INFORMATION PLURALISTE DE QUALITE