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Groupe Gisi : le SNJ en ordre de marche pour le maintien des acquis sociaux
Trois élus SNJ au CE de Gisi et cinq pour les délégués du personnel. L’équipe élue le 7 mars chez Gisi peut remonter ses manches tant les chantiers sociaux sont nombreux dans ce groupe de presse (L’Usine Nouvelle, LSA, L’Argus de L’Assurance…).
Les rachats successifs (en 2002 et en 2007) n’ont fait qu’affaiblir l’entreprise. Les montages financiers de ces achats toujours construits en LBO épuisent les équipes en place en les obligeant à toujours plus de profitabilité avec moins d’effectif pour rembourser les dettes contractées.
Depuis deux ans, les derniers actionnaires (ETAI) méprisent le dialogue social. Pire, la direction rêve de balayer les acquis du groupe et notamment les accords de RTT.
Risques psychosociaux
2009 aura été l’année du déménagement à Antony dans des locaux en open spaces, un vrai cauchemar pour les journalistes. La direction fait fi de toutes les recommandations issues de l’audit effectué par les ergonomes de Secafi mandatés par le CHSCT. Les élus se battent toujours pour obtenir un document unique sur les risques professionnels listant tous les points à améliorer.
Fin 2010, CE et CHSCT ont obtenu une enquête sur les risques psychosociaux. Les résultats sont mauvais pour Gisi et désignent les journalistes rédigeant comme la population la plus exposée avec les commerciaux itinérants et les secrétaires de direction.
Les chantiers sont nombreux, ils vont des négociations « seniors » qui n’ont pas abouti en 2009 aux salaires qui stagnent en passant, bien sûr, par les inégalités hommes/femmes.
Bref, la nouvelle équipe SNJ de Gisi devra se battre pour maintenir les acquis sociaux et construire un avenir qui tienne mieux compte des difficultés quotidiennes des journalistes et récompense davantage leurs efforts.
Risques psychosociaux : une médiation judiciaire chez Wolters Kluwer France
Explosion des visites à l’infirmerie, hausse sensible des arrêts maladie, développement du stress… Les salariés du groupe Wolters Kluwer France (ex-Groupe Liaisons et Editions Lamy) sont en souffrance. Il faut dire qu’un PSE (plus de 100 départs) est passé par là. Malgré les droits d’alerte du CHSCT, les expertises constatant cette situation insoutenable, la direction de WKF a toujours fait la sourde oreille… jusqu’à ce qu’une action en justice l’oblige enfin à bouger.
Avec son accord et et celui des organisations syndicales, dont le SNJ, le juge du tribunal de grande instance de Nanterre a nommé le médiateur Philippe Waquet, doyen honoraire de la chambre sociale de la Cour de cassation. D’une durée de trois mois renouvelable, cette médiation a pour objectif d’accompagner la direction et les syndicats dans l’élaboration partagée d’un plan de prévention des risques psychosociaux.
Le SNJ souhaite que cette démarche amène la direction de Wolters Kluwer à sortir de son déni et surtout à repenser l’organisation du travail. Pressurés, les salariés n’en peuvent plus !