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Articles Tagués ‘Sarkozy’

Journalistes et salariés des médias dans la rue le 28 octobre et le 6 novembre contre la réforme des retraites !

26 octobre 2010 Poster un commentaire

Six journées de mobilisation massive depuis début septembre. Le soutien de la population au mouvement initié par l’intersyndicale ne se dément pas : toutes les enquêtes d’opinions montrent que plus des 2/3 des français trouvent le projet de loi sur les retraites profondément injuste. Face à une légitime contestation le président de la république et son gouvernement s’entêtent, refusent tout dialogue avec les organisations syndicales et choisissent le passage en force, à l’image des débats tronqués tant à l’Assemblée qu’au Sénat.

Alors que la démocratie est piétinée, le mouvement de résistance contre un exécutif aveugle et brutal prend des formes inédites, symboles d’une détermination intacte. Ces actions multiformes sont organisées partout de façon unitaire. Elles se combinent avec celles d’une jeunesse qui refuse un destin précaire.
Malgré l’ampleur inédite de ces mobilisations, tant en durée qu’en quantité, le gouvernement méprise toutes les demandes d’ouverture de négociations.
Pourtant les réponses de Sarkozy et du patronat ne peuvent se limiter aux atteintes au droit de grève, aux réquisitions abusives et aux interventions policières, en particulier contre les journalistes pendant les rassemblements. Tout cela ne fait qu’attiser la colère.

Cette attitude de l’oligarchie qui nous gouverne doit être dénoncée et combattue jusqu’au retrait d’un projet de réforme des retraites fondamentalement injuste, celle-ci touchera de plein fouet les journalistes, notamment ceux embauchés sous CDD dits d’usage ou rémunérés à la pige et ceux dont la carrière a été abrégée par l’un des multiples plans sociaux qui frappent les médias.

L’intersyndicale SNJ/SNJ-CGT/USJ-CFDT et SJ-CFTC appelle les journalistes et les autres salariés des médias à faire grève et à participer massivement aux manifestations du jeudi 28 octobre et du samedi 6 novembre. Elle les appelle également à généraliser la tenue d’assemblées générales afin de débattre ensemble du rythme, des formes et des modalités de la reconduction de l’action.

Cette réforme injuste doit être repoussée.

RDV Presse à 13h30 au début du boulevard Saint Martin, à hauteur du n°2  (M° République).

Le SNJ Région parisienne a organisé le 26 mars un débat public : “La presse et le journalisme après les Etats généraux”

25 novembre 2009 Poster un commentaire

En septembre 2008, tout le monde craignait que le Président de la République ne tente de modifier de fond en comble les spécificités de notre métier. Le SNJ a choisi crânement de rester dans les débats, malgré le départ en ordre convenu des autres organisations de journalistes. En janvier 2009, Nicolas Sarkozy annonçait des mesures très importantes pour essayer de mettre fin à la crise de la presse, mais l’essentiel était sauvé : notre métier restait sauf. Chronique d’une révolution annoncée. Avortée. Discutée. Et sous très haute surveillance….

Beau défi du Conseil de la Région Parisienne d’avoir convié trois intervenants ayant participé aux Etats généraux. Eric Marquis et Olivier Da Lage, journalistes et membres du SNJ, ainsi que Jean-Marie Charon, sociologue et chercheur au CNRS, ont pris la parole sur le thème quelque peu austère : « Après les Etats-Généraux…. ».

Devant une salle attentive et désireuse d’en savoir plus sur les coulisses de cet événement majeur concernant la presse, et des discussions menées par les protagonistes sous l’œil attentif de l’Elysée, Eric Marquis a ouvert le débat. Sa présentation était structurée par trois idées principales : « on a évité le pire », « les aspects retenus en accord avec les préconisations du SNJ » et « les absences regrettables ».

Ainsi, dans la première partie, Eric Marquis a souligné que si la clause de cession a été violemment attaquée par certaines organisations patronales, le statu quo dans ce domaine doit être considéré comme une victoire puisque ce droit est conservé aux journalistes. Quant à la décision de promouvoir la formation avec une priorité donnée à la formation continue, c’est l’aboutissement heureux d’une réflexion déjà ancienne du SNJ. Plusieurs regrets toutefois, notamment qu’un débat sur l’amélioration du contenu n’ait pas eu lieu.

« Ni analyse, ni réflexion sur le contenu… »

Volontiers plus critique qu’Eric Marquis, le sociologue Jean-Marie Charon a remis en cause la méthode suivie : un public de participants « pas assez représentatif » en raison d’une participation patronale trop importante selon lui, et parmi les journalistes invités, « davantage de rédacteurs en chef que de journalistes de base ».

Autres motifs de sa déception, « pas d’homogénéisation de la réflexion, ni analyse, ni réflexion sur le contenu, aucune prospective ». Et de revenir plusieurs fois, avec consternation, sur son sentiment : « les lignes ont très peu bougé ! » Avant de s’interroger sur la suite qui sera donnée à cette rencontre : « Qui est en charge de l’avancement de ces Etats-Généraux ? Le Livre Vert ? Le discours du Président de la République ? Autre chose ?… »

« Des intérêts opposés ont été en présence… »

Prenant à son tour la parole pour expliquer les discussions autour des droits d’auteur, Olivier Da Lage a nuancé la présentation faite par Jean-Marie Charon. En effet, s’il n’a pas disconvenu que « des intérêts opposés ont été en présence » au cours des réunions qui ont mobilisé beaucoup d’énergie chez les représentants du SNJ – restés seuls face aux organisations patronales lors des dernières réunions, puisque les autres syndicats de journalistes ont choisi de quitter les Etats-Généraux – il a retourné la question à Jean-Marie Charon : « pour autant, est-ce que les lignes n’ont pas bougé ? »

Puis il a souligné l’enjeu que constituent les droits d’auteur au sein de notre profession, les nombreuses et incessantes attaques des opposants à cette spécificité, donc le risque de les voir disparaître au cours des Etats Généraux et, finalement, le compromis trouvé entre partenaires sociaux… et une loi actuellement discutée.

En conclusion, si bien évidemment les intervenants ont regretté que « la question du journalisme » ait été l’une des grandes absentes des Etats-Généraux, le SNJ peut se réjouir d’avoir sauvé l’essentiel et même permis quelques avancées (sur la formation, l’intégration d’une charte de déontologie dans la convention collective, le statut d’éditeur en ligne …) qui pourraient se révéler fort utiles à l’avenir. A la double condition que notre statut ne subisse pas d’autres attaques, cette fois de la part des parlementaires. Il nous faut donc rester particulièrement vigilants sur ce terrain. Et que nous ne nous dispensions pas de mener la réflexion oubliée lors de ces Etats-Généraux : l’évolution de notre métier et la qualité du contenu.

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